Alors que la crise est loin d’être terminée, les pratiques financières qui ont conduit à cette crise sont de retour.
A l’occasion de discours plus tonitruants les uns que les autres ces derniers mois, le Président de la République n’avait de cesse d’annoncer la moralisation du capitalisme, la fin des bonus exubérants et des parachutes dorés en contrepartie des aides accordées aux banques.
On allait voir ce qu’on allait voir !
On a vu : le décalage entre les mots et les actes est total.
L’annonce, au cœur de l’été, de la constitution d’une réserve d’1 milliard d’euros, par BNP Paribas, pour les bonus de ses managers et traders, sonne comme un véritable scandale.
Chacun mesure aujourd’hui la faute économique, politique et morale qui a consisté de la part du gouvernement à ne pas entrer dans le capital des établissements bancaires qui ont reçu l’aide de l’Etat, exigence sans cesse formulée par le Parti Socialiste.
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